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5 juillet 2010

11 juillet 1915 : la fin du Königsberg

Au début de la guerre, les possessions allemandes en Afrique étaient représentées par l'actuelle Tanzanie. La ville principale en était Dar es Salam. Au sud se trouvait un territoire portugais. Au nord, l'actuel Kénya était possession britannique. Dans chacun des ports correspondants, les marines respectives étaient bien évidemment représentées. L'escadre du Cap de la Royal Navy (basée à Simonstown en Afrique du Sud) possédait trois croiseurs (HMS Pegasus, HMS Astraea et HMS Hyacynth) qui patrouillaient régulièrement au large des côtes est-africaines, escalant à Zanzibar et à Mombasa.

Au port de Dar es Salam, la colonie allemande hébergeait le croiseur léger Königsberg arrivé en juin 1914 en remplacement d'une unité plus ancienne, sous les ordres du commandant Max Looff. Lancé à Kiel en janvier 1905, son déplacement est de 3 550 tonnes, sa vitesse de 25 noeuds, son rayon d'action estimé à 3 000 milles.



Le 4 août 1914, le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne. Dans l'océan Indien comme ailleurs, la flotte allemande se met en chasse. Deux jours plus tard, le Königsberg coule le cargo britannique City of Winchester et est ensuite ravitaillé en charbon par le Somali. La suite de la chasse allemande est sans résultat et, le 3 septembre, les deux navires gagnent le continent et s'enfoncent dans les méandres de la rivière Rufiji, au sud de Dar es Salam, pour y attendre une nouvelle livraison de charbon. Celle-ci effectuée, le Köningsberg reprend la mer vers Zanzibar. Il y rencontre le HMS Pegasus. Après un rapide échange de quarante-cinq minutes le 20 septembre, le bâtiment britannique est hors de combat. On dénombre 38 morts et 55 blessés britanniques, HMS Pegasus coule le lendemain. Le Königsberg prend la route du sud, son commandant voulant regagner l'Europe mais une panne mécanique l'en empêche. Il ne peut que retourner dans l'estuaire de la Rufiji et s'y abriter pendant six semaines, le temps de la réparation.

Bien évidemment, la Royal Navy n'est pas resté sans réagir. Elle a envoyé sur place trois croiseurs H.M.S. Chatham, HMS Dartmouth et HMS Weymouth. Leur commandant ont des ordres simples : "Trouvez et détruisez le Königsberg". C'est dans un premier temps le cargo Somali qui est repéré et détruit le 30 octobre. Les navires britanniques établissent maintenant un blocus de l'estuaire, empêchant toute sortie du navire allemand qui ne peut que remonter le cours de la rivière pour tenter d'échapper. Des avions parviennent sur zone pour survoler le détroit et débusquer l'ennemi, d'autres navires de la Royal Navy aussi. Parmi ces derniers, deux canonnières, H.M.S. Mersey and HMS Severn, venues de Malte qui peuvent, elles, remonter la rivière grâce à un tirant d'eau plus faible. Enfin, le 6 juillet 1915, Königsberg est repéré et le feu ouvert. Les canonnières se retirent après avoir tiré plus de six cent obus mais sans avoir touché sérieusement le bâtiment allemand. Cinq jours plus tard, l'opération est couronnée de succès ; le navire allemand est en feu, irrémédiablement touché.

La Royal Navy quitte les lieux mais les marins allemands eux restent sur place et démontent de leur navire tout ce qui peut être réutilisé. Ainsi, les canons, montés sur des affûts spécialement construits par les ateliers ferroviaires de Dar es Salam, pourront-ils servir lors des campagnes terrestres.

Cet épisode de la guerre navale au cours du premier conflit mondial est retracé par Paul Chack dans "Une croisière de misère"qui constitue le chapitre 2 de "On se bat sur mer" publié en 1926 aux Éditions de France.

Tous clichés DR.

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15 avril 2010

Eugène-Péreire de la CGT

Photo-montage présentant le paquebot Eugène-Péreire de la Compagnie générale transatlantique par grosse mer (télégraphie sans fil à bord)

Nous avions déjà parlé de ce paquebot dans notre blog. Sur cette carte postale datée de 1916, postée le 8 février de Marseille, un chasseur d'Afrique du premier régiment nous apprend qu'Eugène-Péreire a aussi servi de transport de troupe pendant la Première Guerre mondiale. La CGT perdra d'ailleurs un tiers de sa flotte dans le conflit.

2 avril 2010

Le ferry Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer

Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer
dans les années 1910 (
collection Adhémar)

Vapeur avec roues à aubes britannique construit par Clydebank Shipbuilding & Engineering Co à Clydebank (GB) en 1897 pour le compte de Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co, Brighton Queen a été acquis par P&A Campbell à temps pour sa campagne de 1902 sur le côte sud de l'Angleterre et pour des excursions de la journée en France. Il fut réquisitionné et transformé en dragueur de mines pendant la Première Guerre mondiale. Brighton Queen coula au large des côtes belges le 5 octobre 1915. (A ne pas confondre avec Brighton Queen II, construit en 1904 sous le nom de Gwalia, assez semblable d'aspect mais portant deux cheminées).
Brighton Queen was built by the Clydebank Shipbuilding & Engineering Co (predecessors of John Brown & Co) in 1897, for the Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co. She was acquired by P&A Campbell in time for the 1902 season, and operated on the South Coast, including day trips to France, until the First World War. She was used as a minesweeper and was lost off the Belgian Coast on 5th October 1915.

1 avril 2010

Croiseur cuirassé Guichen (1899)

Croiseur cuirassé Guichen (collection Adhémar)

Le croiseur cuirassé Guichen, construit par la société de la Loire, fut mis en chantier en octobre 1895, lancé en octobre 1897 à Saint-Nazaire et commissionné en 1899. C'est l'un des premiers navires à recevoir des ancres en écubier.
Guichen fut principalement conçu pour l'attaque des transports commerciaux et était légèrement armé comparativement à d'autres navires de sa classe. Des photographies le montrent avec deux ou trois mâts de transmission. Il fut construit avec deux, puis un troisième fut ajouté pendant 3 ou 4 ans puis retiré à nouveau. En septembre 1909, il transporte le président Loubet en Angleterre. En 1915, il participe au blocus des côtes syriennes avec la 3e escadre.
Les 12 et 13 septembre 1915, il prit part à l'évacuation d'arméniens catholiques réfugiés dans le Djebel-Moussa.En octobre 1916, il transporte avec Lutetia (de la compagnie Sud Atlantique) des troupes russes à Salonique. En 1917, il devint transport sur la liaison Tarente-Itéa. En 1919, il servit la division d'intervention navale de la Mer Noire, et fut finalement retiré du service en 1922. (plus d'information sur Guichen.com)

26 mars 2010

La flotte allemande se met à l'abri dans le canal de Kiel

Guerre 1914-1915 (on ne savait pas à l'époque où cette carte a été éditée qu'elle durerait encore trois ans!) - La flotte allemande se renferme dans le canal de Kiel (inauguré 25 juin 1914 par Guillaume II), ne cherchant nullement à affronter celle des Alliés.
German fleet is confining itself in the canal of Kiel, not having the last intention to affront
the allies. (archives Adhémar)

En effet, à cette époque (après l'entrée en guerre de la puissante Royal Navy), la K.u.K. Kriegsmarine (les Austro-hongrois) s’en tient à la « stratégie de la flotte en vie » : elle reste dans ses ports, obligeant ainsi la flotte alliée à concentrer ses forces à proximité pour exercer une surveillance. Mais la guerre allemande continue sous la mer grâce aux U-Boote qui mettront en péril la domination maritime britannique.

4 mars 2010

Le paquebot Circassie de la compagnie Paquet

Le paquebot Circassie est représenté à l'approche de Lisbonne. La côte portugaise et la tour de Belem sont peintes en arrière-plan. Edouard Adam (peintre français 1868-1938) est l'auteur de cette huile sur toile datée de 1895.


Circassie est sorti du chantier Courtlay Brothers de Dundee (Grande-Bretagne) en 1889.
Caractéristiques : 1 390 t ; 1 750 cv ; 99,4 x 11,4 m ; 2 184 tjb ; 3 265 tpl ; 13 nds ; 560 passagers Paquebot mixte du type Arménie de la Cie Paquet (CNP) pour le service de la mer Noire.
23 janvier 1901 : échoué par temps de brume en mer Egée, au sud d'Eubée, puis sauvé par le vapeur grec Attina. Réquisitionné en 1914 comme transport de troupes et croiseur auxiliaire avec Anatolie, Arménie, Ionie, et Mingrélie, autres navires de la Compagnie Paquet. Il participe à l’évacuation des troupes russes d’Arkhangelsk à Brest jusqu'en novembre 1916.
De juillet 1925 à novembre 1926, il est navire-hôpital pour les opérations du Riff et de Syrie. Démoli en septembre 1929.

26 février 2010

Le cuirassé Amiral-Aube en mer Blanche


Suite à notre article d'hier, un lecteur nous a signalé que le croiseur Amiral-Aube a participé à un épisode peu connu de notre histoire, l'intervention internationale antibolchévique.

Navires de guerre alliés (français et anglais) au mouillage de Mourmansk, devant Alexandrovsk (L'illustration)

En Russie du Nord, le rôle principal pour l’organisation des forces blanches est confié à l’officier de marine G.E. Tchapline, capitaine de vaisseau. À la fin du mois de mai 1918, à la tête de 20 officiers, il se rend à Vologda puis à Arkhangelsk où, avec l’accord des alliés, il commence à préparer le soulèvement antibolchévique. Dans la nuit du 1er au 2 août, l’organisation de Tchapline (environ 500 hommes) renverse le pouvoir bolchévique dans la ville où les alliés débarquent rapidement.
Dans la flotte alliée figurait Amiral-Aube, détaché en mer Blanche du 28 mai au 10 novembre 1918.

Voici un autre cliché, pris en août 1918 à Arkhangelsk. Aucun nom de navire n'est donné. Toutefois, le croiseur que l'on aperçoit sur la gauche de la photo ressemble furieusement à Amiral-Aube.

Le 1er août 1918 au matin une force franco-anglaise placée sous le commandement de l'amiral Kemp franchissait la barre et le chenal de la Dvina et mouillait le soir devant Arkhangelsk. Cette force comportait un croiseur cuirassé, deux petits croiseurs dont l'un était un porte-hydravions, le yacht armé de l'amiral Kemp, des torpilleurs russes armés par des équipages alliés, des dragueurs de mines et des transports de troupes. Les soldats engagés dans l'opération étaient français, anglais, américains, slaves et polonais. Il y aurait eu deux marins français tués "par les bolchéviques". La rapidité de l'action permit de reprendre Arkhangelsk. Les alliés voulaient reconstituer un front allant de la mer Blanche à la Caspienne, afin de rejoindre l'armée tchécoslovaque qui se battait sur la Volga. Or, la Russie avait fait défection après le traité de Brest-Litovsk, laissant les mains libres aux Allemands sur le front Ouest. (source forum 14-18)

28 septembre 2009

Bien-Hoa dans la campagne d'Orient (1914-1917)

Bien Hoa en navire-hôpital dans la campagne d'Orient
de juin 1915 à octobre 1917
(collection agence Adhémar)

La carte ci-dessus porte un quatrain dithyrambique :
«Sur les flots agités de la Méditerranée immense
Avec rapidité, le Bien Hoa avance
La mer assaille en vain son gabarit géant
Son étrave d'acier fend le flot impuissant»

Bien Hoa - Transport-hôpital, transport de troupes (et même transport écurie) de 5445 tonnes de type Annamite (1882–1923) destiné au service d'Extrême-Orient. Construit en 1878 aux Forges et chantiers de la Méditerranée de Graville (76). Lancé en octobre 1880. Il participe aux campagnes de Madagascar et de Chine. Nommé d'après une ville d'Indochine, au nord de Saïgon.
(Source: Les navires hôpitaux français au XXe siècle de Gilles Barnichon)

26 août 2009

Le cargo Virginie de la CGT

Le cargo à vapeur Virginie (1907-1934), de la Compagnie générale transatlantique (CGT), en cale sèche au Havre
(collection Agence Adhémar)

Pendant la Première Guerre mondiale des navires furent réquisitionnés par l'Etat pour soutenir l'effort de guerre : La Provence, La Savoie, La Touraine et La Lorraine devinrent des croiseurs auxiliaires ; Niagara, Virginie, Saint-Laurent, Flandre, Lafayette servirent comme auxiliaires de la flotte et éclaireurs. France II fut transformé en navire hôpital. La Compagnie recevait alors une indemnité de privation de jouissance calculée d'après un inventaire et des états des lieux dressés au moment de la réquisition.

4 août 2009

Kronprinz Wilhem contre Guadeloupe

Guadeloupe de la CGT au Havre (collection Agence Adhémar)

Paquebot Guadeloupe de la CGT, mis en chantier à Penhoët (chantiers de Saint-Nazaire) sous le nom de Pointe à Pitre. Mis en service en septembre 1907 sur la ligne de Colon.
Le 23 février 1915, alors qu'il se rendait de Rio de Janeiro à Bordeaux, il est arraisonné par le croiseur auxiliaire Kronprinz Wilhelm au large des côtes brésiliennes. Le paquebot est sabordé le 9 mars après un pillage en règle. Les 294 passagers et membres d'équipage - exceptés les officiers - sont transférés sur le vapeur anglais Chasehill et dirigés vers Pernambuco où ils sont débarqués le 12 mars. (Pour les caractéristique du paquebot, voir notre source Ass French Lines)

Paquebot allemand à quatre cheminées Kronprinz Wilhelm.
Il est transformé en croiseur auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale.

(collection Agence Adhémar)

Kronprinz Wilhelm est un paquebot allemand construit pour la Norddeutscher Lloyd (aujourd'hui Hapag-Lloyd) par les chantiers navals Vulcan de Stettin, en 1901. Il tient son nom du prince héritier Guillaume de Prusse, fils de l'empereur Guillaume II. C'est un sister-ship du Kaiser Wilhelm der Grosse, du Kaiser Wilhelm II et du Kronprinzessin Cecilie. Plus grand paquebot au monde à sa construction, il est utilisé en croiseur auxiliaire de 1914 à 1915 pour la Kaiserliche Marine, faisant des raids sur les navires de commerce pendant un an, il se retrouve bloqué aux États-Unis, à court de carburant. Quand ceux-ci entrent en guerre, il est saisi et sert de transport de troupes pour l'US Navy puis est retiré du service et rendu au United States Shipping Board, où il reste en service jusqu'à sa démolition en 1923.

25 juin 2009

Courrier de Corse : Golo et Corte, les sister ships de Liamone

Corte, navire-jumeau, avec Golo, de Liamone de la compagnie Fraissinet. Les trois paquebots constituaient le service le plus rapide entre la Corse et le continent au début du XIXe siècle.
(Fonds Agence Adhémar)

Golo à quai à Bastia (source scripophilie.corse)

Golo II : (le II lui a été ajouté quand il a été réquisitionné) du nom d’une rivière corse, petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.
(source: pages 14-18)

Marseille (Bouches-du-Rhône) : le paquebot Golo de la compagnie Fraissinet, amarré au quai du Port au milieu de barques de pêche, entre le ferry-boat et le pavillon flottant de la Criée aux poissons et Notre-Dame-de-la-Garde dans le lointain. Auteur : Henri Para - Date : entre 1905 et 1917 (source: Musée d'histoire de Marseille)

18 juin 2009

Le cuirassé garde-côtes Henri IV (1899-1921)

Henri IV, construit à Cherbourg en 1895, armé en 1899, rayé des effectifs en 1921.
Il participe à la campagne d'Orient où il fait partie, aux Dardanelles, du groupe commandé par l'amiral Guépratte, qui comprend aussi le Jauréguiberry, battant pavillon de l'amiral, le croiseur russe Askold, et la Jeanne-d'Arc.

25 mai 2009

Navire-hôpital "Duguay-Trouin"


Il s'agit du navire-hôpital Duguay-Trouin (ex Tonkin) de la marine militaire française. En service de 1879 à 1927, il fut navire hôpital, transport de troupes et navire école. Le Duguay-Trouin est particulièrement connu pour sa participation active à la Grande Guerre: entre juin-juillet 1915 et le 31 décembre 1918, il a effectué 147 voyages et a évacué 31 504 malades. En 1922, le Duguay-Trouin prend le nom de La Moselle. Après avoir servi en tant que caserne flottante pour l'école des mécaniciens de Toulon, il est finalement détruit en 1937.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter l'ouvrage de Gilles Barnichon: Les navires hôpitaux français au XXème siècle

6 mai 2009

Jauréguiberry en Orient

Guerre 1914-15 Les alliés en Orient : Le Jauréguiberry. Au 2e plan, navire-hôpital. 27 avril 1915
Quand on me parle de Jauréguiberry, me viennent immédiatement à l'esprit des images du Crabe tambour, un film magnifique de Pierre Shoendoerffer (voir affiche ci-dessous), tourné en 1977 en grande partie sur l'escorteur d'escadre Jauréguiberry qui y jouera un très grand et dernier rôle avant d'être désarmé. Mais d'autres bateaux on porté ce nom comme, ci-dessus, ce cuirassé d'escadre à tourelles de classe pré-Dreadnought (1893-1934) mis sur cale aux chantiers de La Seyne-sur-Mer en 1890 et lancé en 1893. Désarmé le 21 juin 1920, il termina sa vie comme École des mécaniciens à Toulon, avant d'être démoli dans ce même port en 1934. Caractéristiques : 11800 Tx ; 15800 CV ; 2 canons de 305mm + 2 canons de 274mm + 8 canons de 138mm + 23 tubes lance-torpilles. (Source NetMarine).
Jauréguiberry en 14-18 : 09.08.1914 : forme une division spéciale pour l’escorte des troupes d’Algérie (Amiral Darius) 20.02.1915 : rattaché à l’escadre de Syrie 22.03.1915 : envoyé aux Dardanelles 25-28.04.1915 : soutien au débarquement de Koum-Kalé 25.08.1915 : débarquement de Galipoli 31.08.1915 : bombarde et détruit la gare de Kaiffa 01.09.1915 : occupation de Rouad (Syrie) avec Jeanne d’Arc 01.1916 : défense de Suez 1917-1918 : désarmé au mouillage à Port-Saïd. (Source Pages 14-18).


16 mars 2009

Vaderland II de la Red Star line

Vapeur postal Vaderland II, construit par John Brown & Co Ltd de Glasgow, pour la Red Star Line, lancé le 12 juillet 1900. 11 899 tonnes, 170,92 x 18,35 mètres, 2 cheminées, 4 mâts. Vitesse 15 nœuds. 342 passagers en première, 194 en seconde et 626 en troisième classe.
8 décembrer 1900, voyage inaugural Anvers- Southampton-New York (sous pavillon britannique) • 11 décembre 1901, premier voyage pour American Line (affrété), Southampton-Cherbourg-New York • 8 avril 1901, dernier voyage pour cette compagnie • 16 mai 1903, premier voyage Anvers-New York (sous pavillon belge) • 25 juillet 1914, dernier voyage pour cette compagnie
• 22 septembre 1914, premier voyage Liverpool-New York (sous pavillon britannique) • Décembre 1914, premier voyage pour la White Star-Dominion (affrété), Liverpool-Halifax-Portland • Février 1915, dernier voyage pour cette compagnie • 1915, prend le nom de Southland pour International Navigation Co) • Réquisitionné comme transport de troupe, il est torpillé le 2 septembre 1915 en mer Egée. Il peut néanmoins rejoindre un port où il est réparé • Août 1916, premier voyage pour la White Star-Dominion (affrété) sur la ligne Liverpool-Québec-Montréal • Il est torpillé et coulé le 4 juin 1917 par le sous-marin allemand U.70 au large de l'Irlande (quatre tués).
Au tournant du XXe siècle, ce sont des milliers d'immigrants qui sont arrivés en Amérique du nord sur ce paquebot. Quand la Red Star Line a entamé ses activités, beaucoup de bateaux à voile naviguaient encore, mais les armateurs ont résolument opté pour les bateaux à vapeur. Sur les premiers, les voiles servaient encore d'auxiliaires. La concurrence entre les compagnies qui transportaient des émigrés était intense. Les grandes compagnies se disputaient le soutien du gouvernement et cherchaient à gagner les faveurs de la presse et des hommes politiques en leur offrant des traversées et des dîners. C'est aussi dans ce cadre qu'étaient organisées de grandes campagnes publicitaires. Les agendas, les calendriers, les grandes affiches, les brochures luxueuses et les modèles réduits de bateaux s'inscrivaient dans une stratégie de marketing soigneusement orchestrée. Le nom des navires était aussi choisi avec soin : ceux des bateaux de la Red Star Line se terminaient par "land" pour les rendre plus reconnaissables. Dans leur ordre d'entrée en service, voici les bateaux de la Red Star Line :Vaderland 1873, Nederland 1873, Switzerland 1874, Rusland 1875, Zeeland 1878, Belgenland 1879, Rhijnland 1879, Waesland 1880, Pennland 1882, Westernland 1883, Noordland 1884, Friesland 1884, Vaderland II 1900, Zeeland II 1901, Kroonland 1902, Finland 1902, Samland 1906, Gothland 1906, Lapland 1909, Poland 1920, Belgenland II 1923. (Source Nicholas Gonner, Luxembourgers in the New World)