Les 5e et 7e divisions légères de la 1ère
escadre française, sous le commandement de l’amiral
Mouget,
accomplissent en mai 1935 un périple d'amitié en Méditerranée.
Elles comprennent quelques-unes des plus belles unités de la flotte française, croiseur
Algérie,
Tourville et
Dupleix, contre-torpilleurs
Le Tartu,
Albatros,
Chevalier-Paul,
Gerfaut,
Vautour et
Aigle.

Les unités navales françaises à
Venise.

La réception des princes de Piémont à bord du croiseur amiral
Algérie.
Au-dessous de la catapulte et au-dessus du tube
lance-torpille, on remarque la princesse
Marie-José de Piémont et l’amiral
Mouget, commandant de la délégation française.
Les officiers commandants, en marge des festivités, ont été «reçus en audience par le roi, le duce et le pape».

La princesse
Olga, femme du prince régent Paul, reçue à bord du contre-torpilleur
Le Tartu.

A
Belgrade, dans les jardins du palais royal, le
prince régent Paul passe en revue un détachement de marins français.
C’est un accueil triomphal que l’escadre française a trouvé en
Yougoslavie. En effet, «Quant à la France, son souvenir est particulièrement vivant parmi toute la population du littoral. […] glorieux faits d’armes des fusillés marins du commandant Picot qui, en 1915, participèrent à la défense de
Belgrade… exploit du torpilleur
Commandant-Dory qui, dans la nuit du 31 décembre 1915, parvint, malgré le péril des sous-marins autrichiens, à aborder sur la côte albanaise pour sauver l’armée serbe en retraite…»
Puisque MDV me donne l'occasion de m'exprimer, je commente bien volontiers cette image d'Epinal, probablement élaborée dans les années 1860.
Le guerre d'Orient, appelée aussi guerre de Crimée, a suscité une importante production des imageries, en particulier de l'imagerie Pellerin (série des "images dorées"). Mais cette importante production s'est souvent faite au détriment de la précision uniformologique. L'emploi du rouge dans ces images est ainsi immodéré: ruban de chapeau, revers d'habits (plus rouge depuis 1848) et de redingote (jamais rouge), bandes de pantalon des officiers subalternes (idem), chemise des mousse et novice (idem). Certains détails sont également sans nuance: il n'y a jamais eu ces ancres énormes sur les cols des matelots et les revers du paletot du maître (qui n'en a d'alleurs jamais été équipé)...
Beaucoup d'anomalies pour ces gravures où l'imaginaire populaire (bien à l'intérieur des terres, à Epinal) a pris le dessus sur la justesse, peut-être jugée trop terne...
dimanche 1 mars 2009 16 h 27 CET