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13 novembre 2008

Voilier Bordes du XIXe siècle par A. Sebille

Cette aquarelle d’Albert Sebille représente un voilier de la compagnie Bordes.

A 18 ans, Antoine-Dominique Bordes s'embarque vers l’Amérique du Sud afin de travailler dans une agence maritime. A 30 ans, en 1847, il passe un accord avec le capitaine Le Quellec pour commercer entre le Chili et la France. En 1849, une ligne est crée par les deux associés entre Valparaiso et Bordeaux (170 jours de mer). A la formation, la société possédait un voilier en fer Blanche et Louise de 800 tx et neuf bâtiments en bois. En 1869, Le Quellec meurt. Bordes se rend à Bordeaux et rachète sa part à son fils. Il s’établit à Paris, rue du conservatoire jusqu’à sa mort en 1881. En 1869, la compagnie Bordes commande aux chantiers écossais de la Clyde, 14 trois-mâts en fer, des trois-mâts barques et trois-mâts carrées de 1200 tx. En 1870, la compagnie Bordes transporte également les nitrates chiliens sur Liverpool et Glasgow. En 1880, une crise grave met des voiliers sur le marché, Bordes rachète 11 navires. A la mort du fondateur, la compagnie possédera 41 navires, ses fils Adolphe, Alexandre et Antonin reprendront la suite. En 1905, avec ses 33 voiliers, l’armement Bordes était placé premier mondial. En 1914, ses 46 navires transportant du nitrate furent primordiaux pour l’effort de guerre, le nitrate entrant dans la composition de la poudre. Pendant le conflit, 122 voyages approvisionnèrent les ports français et 18 voiliers seront coulés. En 1925, la compagnie Bordes abandonna le transport par voiliers. De 1848 à 1925, la compagnie Bordes employa 127 navires. (source François Del Boca)

31 octobre 2008

Le cinq-mâts barque France




Le France fut l’un des plus grands cinq-mâts barques, à coque et mâts d’acier, de son temps. Il fut construit en 1890 dans le chantier naval écossais de Glasgow pour l’armement Bordes et fils de Dunkerque, premier armement français de voiliers-cargos et deuxième mondial à cette époque.
Le France, premier du nom, servait entre l’Europe et le Chili. Lors de son premier voyage, il a transporté 5000 tonnes de charbon à Iquique au Chili pour repartir avec 5500 tonnes de nitrate. Grâce à ses quatre grues à vapeur le déchargement et rechargement n’ont duré que onze jours.
Ce cinq-mâts rapide a enregistré un record aller-retour de seulement soixante-trois jours.
Le 27 janvier 1897, le France est heurté par HMS Blenheim. Cette nuit-là, le croiseur britannique avait vu deux lumières et supposé qu’elles appartenaient à deux navires séparés. Voulant passer entre les deux, il comprit trop tard sa méprise.
En 1901, lors d'une traversée vers Valparaiso, avec une cargaison de charbon, le France a subi une violente tempête. L’équipage dut abandonné le bateau et fut recueilli par le quatre-mâts allemand Hebe.

Le France II fut, quant à lui, construit par les chantiers navals de la Gironde à Bordeaux en 1911, sous la direction de Gustave Leverne (1861-1940), pour l’armateur rouennais Société anonyme des navires mixtes Prentout-Leblond. Il était le plus long voilier jamais construit jusqu’à décembre 1988 où il a perdu son titre au profit des Club Med 1 et Club Med 2 (187,2 m). Ce cinq-mâts barque fut également équipé en appoint de deux moteurs Schneider de 900 chevaux, installés au cours de l’été 1919.
Le 11 juillet 1922, par temps calme, le France II s’échoue sur le récif de Ouano en Nouvelle-Calédonie.
Ce géant des mers est largement décrit, avec plan de voilure et de pont et illustrations, dans le livre de Jean Randier "Grands voiliers français" disponible aux éditions MDV-Maîtres du Vent.

16 octobre 2008

Balclutha, dernier voilier de la flotte du cap Horn

Balclutha est le dernier voilier de la flotte du cap Horn. Construit pour le prospère commerce du grain depuis la Californie, il passa dix-sept fois le cap Horn, desservant la plupart des grands ports du monde. Il fut ensuite pendant vingt-cinq ans affecté à la ligne du nord sous le nom de Star of Alaska. Il devait finir ses jours tranquillement sous le nom de Pacific queen, bateau pirate d’un parc d’attraction, mais vingt ans plus tard, le Musée maritime de San Francisco l’acheta et le fit restaurer pour l’ouvrir aux visiteurs. Informations (en anglais).et ici (en français).