Affichage des articles dont le libellé est Cuirassés. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cuirassés. Afficher tous les articles

12 février 2011

12 février 1942 : opération Cerberus - des cuirassés allemands dans le Pas de Calais.

Le 12 février 1942; les cuirassés allemands Sharnhorst et Gneisenau passaient le détroit du Pas de Calais, pour rentrer en Allemagne.
Les cuirassés Sharnhorst et Gneisenau après avoir attaqué les convois alliés dans l'Atlantique Nord, du 18 janvier au 23 mars 1941, et coulé 22 navires marchands, regagnent le port de Brest, qui constitue une excellente base sur l'Atlantique pour effectuer des raids contre les convois alliés, mais qui dispose en outre de toutes les facilités pour réparer et entretenir de grands navires, avec son arsenal et ses bassins de radoub. Le Sharnhorst et le Gneisenau sont rejoint le 1er juin 1941, par le croiseur lourd Prinz Eugen, qui doit réparer ses moteurs, après l'Opération Rheinubung, au cours de laquelle ont été coulés le croiseur de batailles britannique Hood, le 24 mai 1941, suivi le 27 mai 1941 par la perte du cuirassé allemand Bismark.

Toutefois les navires allemands présents à Brest font l'objet d'attaques aériennes de plus en plus fréquentes; en outre l'opération Barbarossa, consistant en l'invasion de l'Union Soviétique ouvre un nouveau front, les convois alliés chargés de soutenir l'effort de guerre Soviétique en livrant du matériel de guerre, relient désormais les Iles britanniques aux ports de Mourmansk et Arkangelsk, en longeant les cotes norvégiennes, les cuirassé allemands seraient donc plus utiles en Norvège, pour attaquer ces convois.
Il est donc décidé de rapatrier les grands navires allemands stationnés à Brest; toutefois deux routes sont possibles pour regagner leur base en Allemagne; soit par le détroit du Danemark en contournant les Iles britanniques par le nord, route longue est surveillée par la Home Fleet; soit passer directement par le détroit du Pas de Calais, devant les cotes britanniques, ce qui constitue un pari risqué; c'est pourtant ce trajet qui est retenu par Hitler. L'organisation de l'opération est confiée au Commandant Naval de l'Ouest à Paris, l'amiral Alfred Saalwachter, et l'exécution au Vice amiral Otto Ciliax, commandant le groupement des navires à Brest, et qui a sa marque sur le cuirassé Scharnhorst. L'opération est préparée par une campagne de dragage des mines, des stations de brouillage de radars sont mis en place, des U-boots sont chargés des observations météo, des destroyers sont envoyés à Brest, pour renforcer l'escorte. L'amiral Ciliax est pessimiste sur l'issue de l'opération, mais l'ordre d'Hitler ne souffre pas de contestation.

Il ne fait aucun doute pour les Brestois que les bâtiments se préparent à partir, aussi pour essayer de tromper les éventuels informateurs britanniques, sur la destination des navires, des rumeurs de départ vers l'Atlantique Sud sont diffusées, des tenues et casques tropicaux sont embarqués ostensiblement. Les britanniques ne disposaient dans la Manche que de six destroyers, et trois destroyers d'escorte, sous les ordres du Vice amiral Ramsay, insuffisant pour inquiéter les allemands, ceux ci comptent pour réussir l'opération avant tout sur l'effet de surprise.

L'endroit le plus dangereux pour les allemands était le passage devant Douvres-Calais, ou les navires seront à portée des batteries côtières anglaises, les allemands quittent Brest de nuit pour éviter d’être repérés, mais cela implique le passage du Pas de Calais au milieu de la journée. La première partie du trajet se passe bien, leur départ n'a pas été signalé, les radars britanniques ne les ont pas détectés. Deux Spitfires les ont bien aperçu dans la Manche, mais n'étant pas chargés de leur recherche, et ne devant pas lever le silence radio, ils n'ont informé le commandement britannique qu'a leur retour.

De vieux Fairey Swordfish attaquent les navires allemands enfin repérés, avec beaucoup de courage et de pertes, mais sans dommages pour les allemands. Le 12 février, le Bomber Command réagit enfin, mais tardivement, et lance des attaques également sans succès; pas moins de 675 avions de la RAF décollent pour rechercher et attaquer les navires allemands, toujours aucun résultat. A midi l'escadre allemande passe le Cap Gris Nez, a limite de portée des batteries côtières, qui tirent sur les navires qui progressent en zig zag à 30 nœuds, la mauvaise visibilité empêche d'ajuster le tir, aucun navire n'est atteint. Les six destroyers britanniques de Ramsay attaquent à leur tour, les torpilles n'atteignent pas leur cible, le destroyer Worcester est gravement avarié par l'artillerie du Gneisenau et du Prinz Eugen, mais parvient néanmoins à regagner sa base.

Dans la deuxième partie du trajet, le Sharnhorst est endommagé par l'explosion de deux mines au large de Flushing et Ameland, ce qui ne l’empêche pas d'arriver le 13 février à 10 h à Wilhelmshaven, le Gneisenau et lui aussi touché par une mine devant Terschelling, qui fit peu de dommages; le Prinz Eugen le plus chanceux arriva indemne, ayant eu en tout et pour tout, un seul mort survenu lors d'une attaque aérienne britannique. Deux torpilleurs de l'escorte; le T13 et le Jaguar ont aussi été légèrement endommagés. Le 13 février, l'amiral Ciliax pouvait télégraphier à l'amiral Saalwachter à Paris, pour l'informer du plein succès de l'opération Cerberus. Les anglais ont perdu dans l'affaire, 42 avions, et un destroyer endommagé, mais surtout subit une blessure d'amour propre dans leur fierté de puissance maritime.

Toutefois il faut tempérer la victoire allemande, elle est totale du point de vue tactique; mais en fait, elle constitue un repli stratégique, désormais les grands navires allemands ne sont plus une menace pour les convois à travers l'Atlantique; le 23 février 1942, le Prinz Eugen est gravement endommagé, torpillé par le sous marin britannique Trident. Le 26 février, le Gneisenau toujours en réparation suite aux dégâts causés par la mine, est gravement avarié à Kiel par une attaque aérienne, il ne sera plus jamais opérationnel jusqu'à la fin de la guerre; en effet, le 1er juillet 1942, il est désarmé, ses tourelles sont débarquées, il est envisagé de les remplacer par des tourelles doubles de 380 mm, ce qui ne sera jamais réalisé, les travaux sont abandonnés en 1943, et il est sabordé le 27 mars 1945, devant Gdynia, pour embouteiller le port et éviter son utilisation par les russes; l'épave du Gneisenau est démolie de 1947 à 1951.

Le Sharnhorst sort de réparation à l'automne 1942, il reprendra sa chasse aux convois dans l'Arctique, jusqu’à ce qu'il soit coulé le 26 décembre 1943, lors de la bataille du Cap Nord détruit par les obus de 356 mm du cuirassé britannique Duke of York, et les torpilles des destroyers britanniques, Stord, Scorpion, Savage et Saumarez, escortant le convoi JW55b en route vers Mourmansk, que le Scharnhorst a imprudemment attaqué; cette victoire est aussi celle du renseignement, les britanniques sachant depuis peu décrypter les messages codés allemands, connaissaient la position du Sharnhorst, qui ignorait celle du Duke of York.

Le Prinz Eugen torpillé le 23 février 1942 , qui a perdu sa poupe dans l'opération, n' est réparé qu'en octobre 1942, il opère alors dans l'Atlantique Nord et en Baltique, à partir de mars 1943 jusqu'au début de 1944, il est utilisé comme bâtiment école en Baltique. Le 15 octobre 1944, il aborde le croiseur léger Leipzig au nord de Hela, si le Prinz Eugen n'est pas gravement avarié, le Leipzig ne pourra plus être utilisé jusqu’à la fin de la guerre. Le Prinz Eugen soutien les troupes devant Dantzig, Swinemunde, bombardant les troupes soviétiques, le 10 avril 1945, il se rend à Copenhague, ou les britanniques en prennent le contrôle le 9 mai; le 27 mai 1945, en compagnie du croiseur Nurnberg, il est transféré à Wilhelmshaven.
Le 13 décembre 1945, lors du partage des restes de la flotte allemande, le Prinz Eugen est attribué aux Etats -Unis; le 13 janvier 1946, il part pour les USA, il arrive à Boston le 22 janvier 1946; en mars 1946, il gagne le Pacifique par le canal de Panama; en juillet 1946, il est utilisé comme cible lors de deux explosions atomiques sur l'atoll de Bikini; en septembre 1946, il est remorqué à Kwajalein, il chavire et coule à Enubuj le 22 décembre 1946.

CARACTERISTIQUES DES NAVIRES :

Le Sharnhorst est mis sur cale le 16 mai 1935 à Wilhelmshaven, il est lancé le 3 octobre 1936, et entre en service le 7 janvier 1939.
Le Gneisenau est mis sur cale en mars 1935 à Kiel, il est lancé le 8 décembre 1936, et entre en service le 21 mai 1938.

Caractéristiques des Sharnhorst et Gneisenau:
déplacement 31 800 tonnes; 38 900 tonnes en pleine charge
dimensions: L. 234,90 m; l. 30 m; 9,1 m de tirant d'eau
machines: 160 000 cv; turbines à engrenages; vitesse 31,5 nœuds; rayon d'action 10 000 miles à 19 nœuds; 3 hélices.
protection: ceinture 250 mm; pont blindé 50 mm; barbettes 360 mm
armement: 9 canons de 280 mm
12 canons de 150 mm
14 canons de 105 mmAA
16 x 37 mmAA
24 x 20 mmAA
6 tubes lance torpilles
4 avions
équipage: 1 840 en temps de guerre
Cuirassé, Sharnhorst en 1941

Cuirassé Gneisenau en 1941. Bien que sister-ship du Sharnhorst il s'en distingue facilement, le mat arrière est accolé à la cheminée, alors qu'il se trouve reporté sur l'arrière de la catapulte, sur le Sharnhorst.

Le Prinz Eugen est mis sur cale en 1936 à Kiel, il est lancé le 22 aout 1938, et entre en service le 1er aout 1940.
C'est le troisième croiseur lourd allemand après l' Admiral Hipper et le Blucher, dont il est une version légèrement agrandie.

Caractéristiques du Prinz Eugen:
déplacement:14 800 tonnes; 19 800 tonnes en pleine charge
dimensions: L. 212,50 m; l.21,90 m; 7,94 m de tirant d'eau
machines: 132 000 cv; turbines à en grenages; vitesse 32 nœuds; rayon d'action 6 800 miles à 18 nœuds; 3 hélices
protection: ceinture 80 mm; pont blindé 30mm; tourelles 105mm
armement: 8 canons de 203mm
12 canons de 105 mmAA
12 x 37 mmAA
28 x 20mmAA
12 tubes lance torpilles
3 avions
équipage: 1600 h
Croiseur lourd, Prinz Eugen en 1941.


Alain
(photos collection Alain V)


Notre agence recherche pour vous et met à votre disposition les informations et documents maritimes dont vous avez besoin pour vos publications ou vos recherches. Interrogez-nous : agence.adhemar(at)yahoo.fr
http://www.agence-adhemar.com/

16 décembre 2010

16 décembre 1941,entrée en service du YAMATO,le cuirassé de la démesure.

Le 16 décembre 1941, le YAMATO cuirassé japonais construit secrètement, entre en service .
Genèse du Yamato.
Dés 1934, le Bureau Naval des Constructions japonais étudiait en secret, le remplacement des bâtiments de ligne du type Kongo, par des navires de 69 500 tonnes, 294 mètres de longueur et une vitesse de 31 nœuds. Il convient de rappeler que les traités navals de Washington du 6 février 1922 et de Londres du 22 mars 1936, alors en vigueur, limitaient à 35 000 tonnes, le tonnage des cuirassés et à 406 mm le calibre de leurs canons. Le Japon fait connaitre officiellement en 1938 qu'il refusait désormais de respecter les clauses des traités et reprenait sa liberté d'action. Plusieurs plans de cuirassés furent étudiés, 23 au total. En mars 1937, un plan définitif est enfin arrêté, et la construction peut démarrer, toujours secrètement. Les Japonais estiment que les américains ne pourront construire des cuirassés aussi grands puisqu'ils sont limités stratégiquement par le passage des écluses du canal de Panama (effectivement les plus grands cuirassés américains construits, les Iowa, feront 45 000 tonnes et seront armés de 406mm-voir l'étude de l'USS Missouri sur le blog ADHEMAR).

4 unités sont mises sur cale dont deux seront terminées selon le plan prévu : Yamato et Musashi (ordonnés selon le 3éme programme supplémentaire de 1937) et 2 autres (selon le le 4éme programme supplémentaire de 1939).
Ces cuirassés seront les plus gros, avec les plus gros canons et la cuirasse la plus épaisse jamais construits.
Pour parfaire le secret, il fut divulgué dans la presse, que les navires en construction déplaçaient 42 000 tonnes, étaient armés de canons de 406 mm, avaient une puissance de 90 000 cv et une vitesse de 25 nœuds. C'est ainsi qu'ils figuraient dans tous les annuaires navals jusqu'en 1945 ; les caractéristiques exactes des Yamato, ne furent connues qu'après la guerre.
Ces navires de la démesure, posèrent de nombreux problèmes au lancement, étant donné leur masse.

-YAMATO, mis sur cale au chantier de Kuré le 4 novembre 1937; lancé le 8 aout 1940, est entré en service le 16 décembre 1941.
YAMATO en septembre 1941 en achèvement à Kurè. On voit au premier plan la tourelle de 457 mm arrière et au dessus une tourelle de 155 mm.

-MUSASHI, mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki le 29 mars 1938; lancé le 1er novembre 1940, est entré en service le 5 aout 1942.
-SHINANO, est mis sur cale le 4 mai 1940, il est décidé après la Bataille de Midway en 1942 de le transformer en cours de construction en porte -avions, il est lancé le 8 octobre 1944, et achevé en porte-avions en novembre 1944.
-la coque N°111, est mise sur cale le 7 novembre 1940 à Kuré, mais la construction est arrêtée des 1941.

Caractéristiques des Yamato et Musashi.
Déplacement 62 315 tonnes; 67 123 tonnes aux essais; 69 990 tonnes en pleine charge.
certains auteurs donnent les chiffres suivants: 64 170 tonnes;71 659 tonnes en pleine charge
dimensions: longueur 263 mètres; largeur 36,9 mètres;10 ,4 mètres de tirant d'eau
machines: turbines à engrenages de 150 000 cv; 4 hélices; 27 nœuds;
12 chaudières Kanpon ; 6 300 tonnes de mazout; rayon d'action 7 200 miles à 16 nœuds.
Une étrave à bulbe très étudiée, permet selon les japonais d'améliorer de 8,2% l'efficacité de la propulsion, en réduisant la résistance à l'avancement.
protection: ceinture cuirassée de 410 mm; barbettes de 550 mm; tourelles 650 mm; pont blindé 230 mm; blockhaus 500 mm.
Armement à l'origine: 9 canons de 457mm, en trois tourelles triples
12 canons de 155 mm, en 4 tourelles triples
12 canons de 127 mm, en 6 tourelles doubles
24 x 25 mmAA
4 x13,2 mmAA
2 catapultes et un hangar sous le pont à l'arrière pouvant contenir 7 avions
effectif:2 500 hommes
Les tourelles de 457 mm pèsent chacune 2 774 tonnes, le poids d'un grand destroyer! le souffle des canons était tel, que les superstructures étaient protégées; tous les pièces anti aérienne étaient sous masques et les embarcations ainsi que les avions à l'arrière, sous le niveau du pont et reliés à celui ci par un ascenseur.

YAMATO en décembre 1941 en essais

Armement du Yamato en avril 1944
armement principal sans changement
6 canons de 155 mm en 2 tourelles triples
24 canons de 127mm en 12 tourelles doubles
72 x 25 mmAA

Armement du Musashi en avril 1944
armement pricipal sans changement
6 canons de 155 mm en 2tourelles triples
107x 25 mmAA

Plage avant du MUSASHI,montrant les deux tourelles avant de 457mm

Yamato en juillet 1944
armement principal et secondaire inchangé
87x25 mm AA

Le YAMATO en 1944 évoluant à grande vitesse pour éviter les bombes
Yamato en 1945
inchangé sauf:
146 x 25 mmAA

Historique du Yamato et du Musashi
A son entrée en service, le Yamato s'entraine dans la mer intérieure.
YAMATO en décembre 1941 vu de l'arrière on voit bien le hangar sous la plage arrière protégeant les embarcations et installations aviations du souffle des pièces de 457mm
Le 12 février 1942, le Yamato devient navire amiral de Isoroku Yamamoto, le commandant en chef de la Flotte combinée. La défaite de Midway, à laquelle la puissance du Yamato ne peut rien, sans couverture aérienne importante, incite le commandement japonais à transformer le troisième navire de la classe encore en construction en porte-avions; décidément la fin de la suprématie du cuirassé apparait de plus en plus aux japonais.
En aout 1942, le Musashi rejoint le Yamato, la bataille des Iles Salomon fait rage; le Yamato et le Musashi attaquent les iles Salomon en étant basés à l' ile Truk; le 11 février 1943, l'amiral Yamamoto met son pavillon sur le Musashi; le 18 avril 1943, l'avion de l'amiral Isoroku Yamamoto est abattu par un P38 américain alors qu'il était en tournée d'inspection au sud de l'ile de Bougainville; le 12 mai 1943 les Alliés débarquent sur l' Ile Attu dans les Aléoutiennes; le Musashi ramène le corps de Yamamoto au Japon, le cuirassé est visité par l'Empereur Hirohito à Yokosuka, les cuirassés retournent à Truk; en décembre 1943 le Yamato est touché par une torpille tirée par le sous marin US Skate, près de l'atoll de Truk, au niveau de la tourelle n°3, il rentre à Kuré en réparations en janvier 1944, on en profite pour renforcer l'armement anti-aérien; les deux tourelles latérales de 155 mm sont débarquées, et 6 canons de 127 mm AA, et 16 x25 mm AA supplémentaires sont installés. Il est à nouveau prêt en avril 1944. Le Musashi est attaqué à Palau, le 29 mars 1944 il est atteint par trois torpilles tirée le sous marin US Tunny, et doit à son tour rejoindre Kuré le 3 avril 1944 pour réparations. Il subit la même modification de l'armement que le Yamato, les réparations sont terminées fin avril 1944.
Le Yamato est la première unité à rejoindre la flotte combinée le 1er mai 1944; suivi le 16 mai 1944 par le Musashi, les cuirassés sont envoyés en escorte de l'escadre de porte-avions; en mai- juin 1944, les trois portes avions sont coulés dans la mer des Philippines; le Shokaku est torpillé par le sous marins USS Cavalla; et le Taiho par le USS Albacore. Apres la bataille des Marianne, l'armement anti aérien du Yamato est encore renforcé par cinq affuts triples de 25 mmAA. Le 24 octobre 1944, le Musashi est attaqué par des vagues de bombardiers et d'avions torpilleurs en provenance des portes avions américains dans la mer de Sibuyan, dans le golfe de Leyte aux Philippines; le cuirassé est atteint par sept bombes et au moins neuf torpilles, le cuirassé réduit sa vitesse à 22 nœuds, lors d'une nouvelle attaque, il est atteint par 10 bombes et 11 torpilles, finalement le Musashi coule, entrainant dans la mort 1039 hommes.
Le Yamato attaque avec ses canons de 457 mm, la flotte américaine à la bataille du golfe de Samar, il tire 108 coups, coulant un porte avions d'escorte, et un destroyer américains. Le Yamato retourne à Brunei sur l'ile de Bornéo, toutefois la baie de Brunei n'étant plus un lieu sur par suite des attaques aériennes américaines, le cuirassé se replie sur la mer intérieure du Japon le 23 novembre 1944; l'armement anti aérien du Yamato est une nouvelle fois augmenté de 35 pièces de 25 mmAA supplémentaires; lorsque les Alliés débarquent à Okinawa, le Yamato et une partie importante de la flotte combinée se portent au devant des forces ennemies. Le 6 avril 1945 le Yamato, le croiseur léger Yahagi et huit destroyers furent attaqués au sud de l'ile de Kyushu par des vagues d'avions provenant des portes avions américains; moins de deux heures plus tard, le Yamato avait encaissé sept bombes et onze ou douze torpilles, lorsqu'il coula.

Si le Musashi et le Yamato ont été coulés par des attaques aériennes à partir des portes avions américains; ils ont fortement résistés; mais ont été vaincu sous le nombre; prouvant que le cuirassé quelque soit sa puissance, le nombre de pièces anti aériennes, et l'épaisseur de ses blindages finit toujours par être vaincu par des forces aériennes puissantes.

Il reste à décrire le sort final du troisième navire de la série; le Shinano transformé en porte-avions en cours de construction; il fut lancé le 8 octobre 1944, à peine terminé, il entre en armement provisoire le 19 novembre 1944, son pont d'envol devait résister aux bombes de 500 kg; il quitte le chantier constructeur de Kuré le 28 novembre 1944, hélas le 29 novembre, il trouve sur sa route le sous marin US Archerfish, qui l'atteignit de quatre torpilles; les compartiments étanches n'étaient pas totalement terminés, il coula, ayant sans doute une des vie les plus courtes d'un navire de guerre. Il fut néanmoins le plus grand porte avions au monde, jusqu'à l'entrée en service du Forrestal en 1955.

Caractéristiques du porte avions Shinano:
déplacement: 64 800 tonnes,71 890 en pleine charge
dimensions: longueur 266 mètres; largeur 36,30 mètres; tirant d'eau:10,31 mètres
protection: ceinture 205 mm, pont d'envol blindé 100 mm
armement: 16 canons de 127 mmAA;
145 x 25 mmAA; 47 avions
effectif: 2 400 hommes

Cette photo de 1944 est peut etre la seule connue du porte avions SHINANO ,etant donné sa courte vie

Rédigé par Alain



Notre agence recherche pour vous et met à votre disposition les informations et documents maritimes dont vous avez besoin pour vos publications ou vos recherches. Interrogez-nous :agence.adhemar(at)yahoo.fr
http://www.agence-adhemar.com/

10 décembre 2010

Le 10 décembre 1941,destruction par les japonais de la force Z britannique.

Le 7 décembre 1941, les japonais attaquaient Pearl Harbour, mais pratiquement en même temps, toujours pour profiter de l'effet de surprise, ils débutaient un débarquement en Malaisie. Le même jour, des transports se dirigeaient vers les cotes du Siam et de la Malaisie. Le 8 décembre, ils débarquent à Singora et à Pattani au Siam, ainsi qu'à Gong Kedah en Malaisie afin de couper l'unique voie de ravitaillement des troupes chinoises. Le débarquement est protégé par les croiseurs, Mogami, Mikuma, Susuya et Kumano; deux croiseurs légers et dix destroyers. La couverture de l'ensemble du dispositif est assurée par les cuirassés Kongo, Haruna, trois croiseurs lourds, et neuf autres destroyers. En outre dix sous-marins montent la garde au large.

Les britanniques disposaient d'une force basée sur Singapour baptisée force Z, composée du croiseur de bataille HMS Repulse, du cuirassé HMS Prince of Wales, des destroyers, Express et Electra, de l'australien Vampire et du Ténédos. L'Express et l'Electra appartiennent à la classe E, le Vampire et le Ténédos datent de la fin de la première guerre mondiale.

Le Repulse est un croiseur de bataille de 32 000 tonnes, de 242m de longueur sur 27,9 m de largeur, lancé aux chantiers de Clydebank en janvier 1916, entré en service en août 1916, modernisé en 1932 à 1936, mais moins complétement que son sister-ship le Renown. Ses moteurs de 112 000 cv lui permettent un vitesse de 30 noeuds. Son armement est de 6 canons de 381mm,15 de 102mm, 24 x40mm AA, 8 tubes lance- torpilles, 1catapulte et 4 avions.

Le Prince of Wales est un cuirassé récent du type King George V, de 35 990 tonnes, de 227, 11 m de longueur, sur 31,40 m de largeur; mis sur cale aux chantiers Cammell Laird à Birkenhead en janvier 1937, lancé le 21 février 1939, et entré en service le 31 mars 1941; ses moteurs de 125 000 cv lui donnent une vitesse de 28 noeuds. Son armement est de 10 canons de 356mm; 16 canons de 132mmAA; 32x40mmAA; 16 x 20mm; 1catapulte et 4 avions. Le Prince of Wales eut donc une courte existence de huit mois, au cours de laquelle il affronta le cuirassé allemand Bismark en mai 1941. En août la charte de l'Atlantique est signée à son bord par Wiston Churchill et le Président Roosevelt et le 25 octobre, il quitte la Clyde pour rejoindre Singapour et son destin.

Dans le sud-est asiatique outre les cuirassés de la force Z, les britanniques pouvaient compter sur une dizaine de croiseurs dont plusieurs australiens et sur la flotte néerlandaise des Indes orientales, mais sur très peu d'avions et la plupart de types anciens.

Des l'annonce de l'attaque de Pearl Harbour, la force Z quittait sa base de Singapour, et se dirigeait vers le Golfe du Siam où des forces japonaises étaient signalées.

Le 8 décembre 1941 le Repulse quitte Singapour

Le 8 décembre 1941 le Prince of Wales sur le point d'appareiller de Singapour.

Or l'amiral Philipps, qui dirige cette escadre, commet une grave erreur d'appréciation. Il sait que les japonais ne disposent pas de porte-avions dans le secteur, il pense que les avions basés à terre, disposant des aérodromes indochinois, ne peuvent attaquer si loin de leurs bases. Il sait également que les japonais ne disposent dans la région que des deux cuirassés anciens, du type Kongo. Il pense donc disposer d'une supériorité navale sur les japonais. Le commandement britannique ne peut lui fournir une protection aérienne. C'est ainsi qu'il s'approche du lieu de débarquement japonais, lorsque son groupe est repéré par un sous-marin japonais assurant la garde de la zone de débarquement. Un hydravion de reconnaissance du croiseur léger Kinu repère lui aussi la force Z, qui continue à remonter le long des côtes de Malaisie, à la recherche des transports japonais. Le 10 décembre à 10 h 15 un autre avion de reconnaissance japonais repère un hydravion britannique du HMS Repulse et le suit à distance, ce qui le mène tout droit à l'escadre britannique. L'amiral Philipps, se sachant repéré, compte à la faveur de la nuit changer de route et revenir sur Singapour mais il est trop tard. Les avions japonais arrivent sur l'escadre britannique. À 11 h 08, un groupe de huit bombardiers Mitsubishi attaque, lors de cette première attaque le Repulse est touché au niveau de la catapulte. Neuf autres appareils, des bombardiers torpilleurs attaquent le Prince of Wales en dépit de la DCA du navire. Une torpille met hors service un des arbres d'hélice, la vitesse du Prince of Wales chute à 15 nœuds. Pas moins de 19 torpilles ont été esquivées par les navires, mais une vague de neuf avions torpilleurs arrive; les britanniques esquivent encore l'attaque. À 12 h 21, 24 avions torpilleurs attaquent à leur tour, le Repulse est touché par trois torpilles; le Prince of Wales par deux torpilles. À 12 h 33, le Repulse commence à couler ; 796 des 1309 hommes d'équipage sont repêchés par le destroyer Electra qui, encombré de naufragés, ne peut plus utiliser sa DCA. 8 Mitsubishi armés chacun d'une bombe de 500 kg attaquent alors le Prince of Wales, désormais réduit à l'immobilité. Une bombe atteint le cuirassé déjà gravement avarié, qui prend de la gite des 13 heures et doit être évacué.

Le 10 décembre 1941 l'abandon du Prince of Wales donnant de la bande par son équipage.

Les destroyers Express et Vampire viennent à couple du cuirassé qui s'enfonce sur tribord ; 1295 des 1621 membres de l'équipage sont transférés sur les destroyers qui n'ont pas fait l'objet d'attaque,. Les japonais se concentrant sur les cuirassés, l'amiral Philipps mourra à son bord. À 13 h 20, le Prince of Wales coule. Vers 14 heures, les trois destroyers, leurs ponts encombrés de 2 091 naufragés des Repulse et Prince of Wales, prennent la route pour Singapour, où ils arriveront sans encombre.

Dans cette affaire, le commandement britannique à fait l'objet d'une incroyable légèreté, pour avoir envoyé, sans aucune protection aérienne, ses cuirassés au contact des forces japonaises, dont les capacités offensives ont été largement sous estimées. Comme les américains, les britanniques se sont laissés surprendre par les forces japonaises, qui, sur leur lancée, débarquent tour à tour dans les Philippines, à Guam, à Hong Kong et à Wake tout cela avant la fin de l'année 1941.

L'attaque de la force Z, survenue trois jours après Pearl Harbour, marque la fin de la suprématie du cuirassé, qui sans soutien aérien, apparait désarmé face à une attaque aérienne.

Alain








Notre agence recherche pour vous et met à votre disposition les informations et documents maritimes dont vous avez besoin pour vos publications ou vos recherches. Interrogez-nous :agence.adhemar(at)yahoo.fr
http://www.agence-adhemar.com/

2 décembre 2010

Le 7 décembre 1941,le Japon attaque Pearl Harbour

La base de Pearl Harbour,au centre l'ile Ford, en haut la ligne des cuirassés, à l'opposé les croiseurs et l'Utah.

L'attaque sur Pearl Harbour, base navale américaine située sur l'ile d'Oahu, dans l'archipel d'Hawaï, au cœur de l'océan Pacifique, fut lancée par surprise le matin du dimanche 7 décembre 1941, par la marine impériale japonaise, contre la flotte américaine du Pacifique dans sa base située dans une rade peu profonde, dans laquelle on entre par un chenal peu large, les navires mouillaient autour de l'île Ford, qui en occupe le centre.

Le 7 décembre 1941, il y avait 86 unités à Pearl Harbour (dont 8 cuirassés : Arizona, California, Maryland, Nevada, Oklahoma, Pennsylvania, Tennessee et West-Virginia), 9 croiseurs, 28 destroyers, 4 sous-marins, un cuirassé-cible, une trentaine de navires auxiliaires, et environ 300 avions et hydravions.

Cette attaque s'inscrit dans la politique d'expansion impériale. L'anéantissement de la principale flotte de l'US Navy devait permettre à l'empire du Soleil levant d'établir sa main mise sur l'Asie orientale. Le Quartier général impérial souhaitait également répondre aux sanctions économiques prises par Washington en juillet 1941, après l'invasion de la Chine et de l'Indochine française par l'armée japonaise. Le plan de l'attaque préparé par l'amiral Yamamoto était basé sur l'effet de surprise, les japonais s'inspiraient également de l'attaque en novembre 1940, de l'escadre italienne à Tarente par les bombardiers- torpilleurs britanniques Fairey Swordfish, partis d'un porte-avions, et qui avait immobilisé les principaux cuirassés italiens pour longtemps.

L'amiral Isoroku Yamamoto qui a préparé l'attaque de Pearl Harbour (4 avril 1884-18 avril 1943; son avion ayant été abattu par les américains).

Les forces japonaises étaient composées de six porte-avions : Akagi, Kaga, Hiryu, Shokaku, Soryu et Zuikaku, portant plus de 400 avions, et d'une flotte de reconnaissance de 22 sous-marins, 5 sous-marins de poche amenés par de grands sous-marins, trois croiseurs légers et 8 ravitailleurs de carburant.Cette flotte est sous le commandement de l'amiral Chuichi Nagumo, redoutable tacticien.

La flotte de Nagumo quitte secrètement le Japon le 26 novembre, alors même que les deux gouvernements sont encore en pourparlers, et elle se dirige vers Hawaï par le Nord, une route peu fréquentée, où il y a peu de chance qu'elle soit découverte. Le 2 décembre, la flotte reçut l'ordre officiel d'attaquer ; le 6 décembre l'attaque est lancée. La déclaration de guerre officielle japonaise devait arriver en même temps que l'attaque, mais des difficultés de décryptage firent qu'elle fut reçue trop tard par l'ambassade du Japon à Washington. La base de Pearl Harbour reçut l'alerte des autorités américaines après le bombardement.
À l'issue de l'attaque, conduite en deux vagues aériennes successives (a première à 7 h 40 de 183 avions, la seconde à 8 h 30 de 167 avions), une troisième vague prévue, fut annulée. En effet, la surprise ne jouant plus, le risque était trop grand pour la flotte japonaise d'être découverte par les américains, d'autant plus que les japonais ne savaient toujours pas ou étaient les portes-avions de l'US Navy. Les pertes américaines furent importantes : 2 403 morts et 1 178 blessés. Quatre navires de ligne (Arizona, Oklahoma, California et West Virginia), trois croiseurs (Raleigh, Helena et Honolulu), trois destroyers (Cassin, Downes et Shaw) ainsi que le bâtiment cible Utah et 188 avions furent détruits.

Le cuirassé Arizona en feu, le seul navire jamais renfloué il est conservé sur place rasé de ses superstructures, comme mémorial.

Les cuirassés au premier plan l'Arizona,derrière le West-Virginia à gauche et le Tennessee à droite.

La coque du cuirassé Oklahoma chaviré,derrière lui le cuirassé Maryland.
Le cuirassé California qui repose droit sur le fond

Dans la cale séche au premier plan les destroyers Cassin et Downes,au second plan le cuirassé Pennsylvania

L'ancien cuirassé Utah déclassé comme batiment-cible

Le cuirassé Nevada

Le cuirassé West-Virginia,derrière lui le Tennessee
(toutes ces photos prises après l'attaque de Pearl Harbour,sont de la collection Alain V)

Cependant beaucoup de navires purent être remis en état dans les mois qui suivirent. Seuls Arizona et Oklahoma furent définitivement perdus, mais quatre cuirassés, et les destroyers Cassin et Downes durent être totalement reconstruits.

Les trois portes-avions américains du Pacifique, absents de Pearl Harbour, échappèrent à l'attaque. Les japonais perdirent 64 hommes, 29 avions et les cinq sous-marins de poche, un marin fut capturé. En moins de vingt-quatre heures, l'Empire du Japon attaqua également les États-Unis aux Philippines, et ouvrit les hostilités avec le Royaume-Uni, en envahissant Hong-Kong et en débarquant en Malaisie. L'attaque sur Pearl Harbour provoqua l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale aux cotés des Alliés.

Les historiens ont mis en évidence l'audace du plan de l'amiral Isoroku Yamamoto mais aussi le manque de préparation et les négligences américaines.


Alain





Notre agence recherche pour vous et met à votre disposition les informations et documents maritimes dont vous avez besoin pour vos publications ou vos recherches. Interrogez-nous :agence.adhemar(at)yahoo.fr
http://www.agence-adhemar.com/

11 avril 2010

Cuirassés en rade de Villefranche

Photo du jour

Cuirassés en rade de Villefranche (collection agence Adhémar)

Ce rassemblement de bateaux de guerre dans la baie de Villefranche n'est ni identifié, ni daté. Au second plan, un paquebot s'est invité. Un lecteur pourrait-il nous en parler?

1 avril 2010

Croiseur cuirassé Guichen (1899)

Croiseur cuirassé Guichen (collection Adhémar)

Le croiseur cuirassé Guichen, construit par la société de la Loire, fut mis en chantier en octobre 1895, lancé en octobre 1897 à Saint-Nazaire et commissionné en 1899. C'est l'un des premiers navires à recevoir des ancres en écubier.
Guichen fut principalement conçu pour l'attaque des transports commerciaux et était légèrement armé comparativement à d'autres navires de sa classe. Des photographies le montrent avec deux ou trois mâts de transmission. Il fut construit avec deux, puis un troisième fut ajouté pendant 3 ou 4 ans puis retiré à nouveau. En septembre 1909, il transporte le président Loubet en Angleterre. En 1915, il participe au blocus des côtes syriennes avec la 3e escadre.
Les 12 et 13 septembre 1915, il prit part à l'évacuation d'arméniens catholiques réfugiés dans le Djebel-Moussa.En octobre 1916, il transporte avec Lutetia (de la compagnie Sud Atlantique) des troupes russes à Salonique. En 1917, il devint transport sur la liaison Tarente-Itéa. En 1919, il servit la division d'intervention navale de la Mer Noire, et fut finalement retiré du service en 1922. (plus d'information sur Guichen.com)

25 février 2010

Croiseur Cuirassé Amiral-Aube


Déjà cité ici dans la catastrophe du Liberté, le croiseur cuirassé Amiral-Aube faisait partie d'une série de navires de dimension plus modeste auprès des cuirassés, mastodontes d'acier de plus de 15000 tonneaux, mais qui correspondaient plus aux exigences de ce que l'on considérait comme la guerre maritime moderne au tournant du XXe siècle.
C'est Gabriel Charmes qui résumait ces nouvelles théories par «l’avenir appartient aux flottes composées d’un très grands nombre de petits navires d’un faible coût unitaire. Les gros cuirassés, mastodontes des mers, seront vaincus par les microbes, torpilleurs et canonnières, à l’assaut desquels il ne sera plus possible de résister.», s'attribuant l'héritage de… l'amiral Aube, grand théoricien de la réforme de la marine mais qui lui, pourtant, mettait en garde contre ce nouvel emballement, notant en particulier les différences de comportement entre petites et grosses unités par temps fort ou les portées relatives des armements. (source Rémi Monaque, stratisc.org)

Lorsqu’il devient ministre de la Marine en 1886, l’amiral Aube s’installe rue Royale avec des idées stratégiques originales, mûries pendant de longues années et déjà exprimées dans plusieurs publications.

Hyacinthe Laurent Théophile Aube est né à Toulon le 22 novembre 1826 et mort en 1890 dans cette même ville. Enseigne de vaisseau en 1846, il est contre-amiral en 1880, vice-amiral en 1886. Sa carrière fut, pour l'essentiel, coloniale. Sa célébrité est d'avoir été tête de file de la Jeune École, doctrine navale préconisant le recours à une multitude de petites unités plutôt qu'à des navires de ligne cuirassés. En 1882, il publie un opuscule, La guerre maritime et les ports militaires de la France, qui expose ses théories. Ministre de la Marine dans le cabinet Freycinet, du 7 janvier 1886 au 29 mai 1887, il put mettre ses théories en application. À ce poste, il fut aussi celui qui autorisa la construction du premier sous-marin, Gymnote.

26 mai 2009

Cuirassé d'escadre "Masséna"


Trois photographies du cuirassé d'escadre de premier rang Masséna, nommé en l'honneur d'André Masséna, maréchal d'Empire sous Napoléon Bonaparte. Ce navire, construit entre 1892 et 1895 à Saint-Nazaire, fut lancé en 1898. En 1915, il est coulé volontairement à Seddul-Bahr (Dardanelles).